-

n introduction de ce compte rendu, voici mes attentes
par rapport à cette conférence Borland : De par l’avènement de
.NET, d’Eclipse, j'avais tendance à reléguer Borland à un
acteur du passé. Cette conférence était
pour moi l’occasion de corroborer ou non ce ressentiment. J’espérai connaître la
stratégie à moyen terme de cette société.
D’autant plus que cette attente
correspondait parfaitement au
cadre du démarrage d’un nouveau projet .NET
que nous avions en interne : La couverture
de l’ensemble du cycle de vie d’une application
(désigné par trois initiales par Borland ALM
– Application Lifecycle Management). Trois personnes de la société VcsTimeless
ont couvert l’évènement pour DNG : Olivier Destrade
(Responsable Outils et Méthodes), Richard
Hugues (Chef de projet) et Pascal Recchia
(moi même).
Si Richard Hugues a assisté aux deux
journées, Olivier Destrade n'a assisté qu’à la
première. Quant et moi, je vous
retranscrirai la seconde dont les sessions
étaient les suivantes :
1107 - Pourquoi 90% des projets NTIC sont voués à l'échec ?
3104 -
Mettre en place une architecture SOA
(Services Oriented Architecture) sous .NET
Keynote - Développer pour les plates-formes mobiles
et émergeantes
3012 -
Mise en œuvre de Design Pattern sur une
étude de cas
1003 -
Les nouveautés de Delphi 8
Session Plénière de clôture
Mais avant de passer au résumé de ces
sessions, je rapporterai des propos qui ont
eu lieu la première journée à laquelle je
n’ai pu assisté.
A la question, quel est le positionnement du
produit C# Builder ? La réponse est arrivée du keynote de mercredi. Ce keynote
présenté par Dick Lantim (.NET Architect
Evangelist - Microsoft France) présente la
plateforme .NET et se projette sur l'avenir. Que cela soit Richard Hugues (ayant
en passant un background Delphi
impressionnant) ou Olivier Destrade, tous
ont été étonnés de ne pas voir lors de cette
présentation des pointeurs vers les produits
de la gamme Borland. Richard Hugues et
Olivier Destrade décident de se renseigner à la
fin de la présentation (auprès d’un
responsable commercial) histoire d'avoir des
informations sur le positionnement de Borland.
Ce dernier positionne C#Builder comme
faisant partie d’une offre complète
permettant aux des chefs de projets ou architectes de disposer d’un outil couvrant
l’ensemble du cycle de vie de leur projet.
C#Builder s’inscrit donc dans cette mouvance
associé à d’autres outils du catalogue
Borland. Aucune concurrence donc avec Visual
Studio .NET ou (au delà du langage C#)
Delphi 8. Un affrontement avec Visual Studio
.NET serait d'ailleurs absurde lorsqu'on
observe la stratégie de Microsoft vis-à-vis
de ce produit qui en fait la console MMC du
développement (Biztalk 2004, Reporting
Services, …). Borland développe lui-même
des plugins VS.NET (Together). Donc
point de nostalgie (Builder C++), point de
regret non plus à sélectionner Visual Studio .NET ?
Le commercial appuiera sa démonstration en
relatant le fait que Microsoft serait détenteur de
10% du capital de la société Borland.
Nous reviendrons sur le positionnement de
Borland dans la suite de ce document mais j’arrête
là le colportage et je reviens au récit de ma
journée de conférence.
Jeudi 11 décembre 9H : Une Arrivée de bon matin au CNIT.
L'ambiance est assez calme.
Les sessions distillées lors de la
conférence n’étant pas toutes
relatives à la gamme de produits Borland, j’assiste en ouverture à une session donnée par la société
Improve.
Pourquoi 90% des
projets NTIC sont voués à l'échec ?
Le présentateur est Steve
Sfartz (Directeur du développement – Improve).
Il nous annonce en préambule la non présence de
Didier Girard (application-servers.com), censé
l’accompagner lors de cette session.
Cette information passée,
Steve Sfartz attaque le vif du sujet avec
prudence. Il nous informe qu’il ne nous exposera
pas de recettes miracles mais simplement la
méthode Improve. Il ne proposera d’ailleurs
pas de formules magiques permettant de réussir un
projet NTIC mais seulement un moyen de mesurer l’échec ou
le succès d’un projet donné.
En introduction de la
présentation, de nombreuses définitions sont mises
au point comme cela est courant sur les sujets à
polémiques.
-
Qu’est ce q’un
projet NTIC ? Un projet NTIC passe par de
nouvelles phases par rapport à nos bons
vieux projets à savoir « Briser les rêves de
la MOA », « La prospection technologique »
qui le feront rester un projet NTIC dans le
temps, « le transfert de compétences ».
-
Qu’est ce
qu’une nouvelle technologie ? Nouvelles
technologies ou technologies nouvelles. En
effet, un développeur novice sur le langage
C le voit comme une technologie nouvelle et
non comme une nouvelle technologie … ou le
contraire ?
-
Qu’est ce que
l’échec ? A ce sujet, le présentateur cite
différents cas comme le projet web qui
fonctionne mais qui n’est pas évolutif, la
non gestion du cross-scripting (la sécurité
est toujours aussi vendeuse).
Tout cela amène les
auditeurs à se questionner sur la mesure de l’échec ou la réussite d’un projet ? Le
présentateur entame donc le cœur de la
présentation en présentant le concept Périmètre
Délais Moyens Qualité (PDMQ).
Ce concept projette un
projet sur un cube. Ce cube PDMQ permet de
guider le développement du projet et de décider
en recette s’il est couronné ou non de succès. A
noter (une question a été posée dans ce sens)
qu’il n’est pas possible de revenir sur cette
projection avant la fin d’une itération.
Dans le cadre de projets
NTIC, le présentateur nous fait part de son
expérience et la projette sur les dimensions
PDMQ :
-
P : Le
périmètre fonctionnel est limité et mal
défini
-
D : Les délais
sont courts (volonté de s’affranchir de
l’effet tunnel)
-
M : Peu de
moyens divisés en grands axes (Méthodologie,
Cadre, Outils, Équipe)
-
Q : La qualité
est très variable.
Les transitions sont le
fort de cette présentation, une fois définie, une question se pose
concernant la
méthode PDMQ : Comment
réaliser le PDMQ de mon projet ? Cela passe par
un tableau en trois grandes colonnes (Moyens,
Adaptabilité, Qualité). Je passe outre la
description détaillée de ce tableau et vous
renvoie pour de plus amples détails vers la
société Improve.
Une fois que l’ensemble des
auditeurs sont en mesure de définir leur PDMQ, le
présentateur nous donne quelques astuces qui
nous permettront non pas de réussir mais
de « moins » échouer.
-
Ne pas faire
reposer le projet sur les compétences des
équipes
-
Seule une
application exécutable permet de valider
l’avancement du projet.
A ce stade de cette
présentation fort agréable, nous pouvons nous
demander le pourquoi de cette présentation à une
conférence Borland. Je vous accorde le fait que Steve Sfartz citera en conclusion
OPTIMIZE IT. Cet
outil permet entre autres de visualiser en temps
réel les ressources mémoires ou processeurs
utilisés par les objets de votre application.
Mais la présentation dans son ensemble n'est-elle
pas
vraiment (trop ?) agnostique Borland.
Elle se conclut d’ailleurs
par la présentation du Framework d’Improve, qui
comme Borland, se positionne sur l’ensemble du
cycle de vie d’un projet à ceci près qu'elle n’attaque
(contrairement à Borland) aujourd’hui que la plateforme
JAVA. Steve Sfartz parle d’une déclinaison en
.NET disponible prochainement. Un des outils
composant ce Framework attire mon attention,
j’avais déjà pu lire une nouvelle à son sujet
sur le site de Didier Girard, cet outil
s'appelle
Maven, il
permet (je me permets une description
hasardeuse) de suivre l’avancement d’un projet
via le pourcentage du code compilé et le
pourcentage du code testé.
Ce Framework offre
également, comme tant d’autres (?), une
architecture SOA « developer friendly » et
présente la génération de code comme un moyen de
s’affranchir des erreurs humaines et de gagner
du temps. Steve Sfartz parle également de
l’évolution WYSIWYG vers WYSIWYM (Mean).
Mon seul petit regret
concernant cette session est la non (ou faible)
présentation des outils permettant d’implémenter
les concepts exposés.
Mettre en place
une architecture SOA (Services Oriented
Architecture) sous .NET
Cette session est sous les
baguettes de Jean-Louis Benard (Fondateur de
Brainsonic). En introduction, il justifie
l’approche SOA et la détache du mouvement tarte
à la crème de l’informatique.
L’architecture SOA n’est
pas nouvelle et puise ses concepts dans
multiples domaines informatiques tel que l’EAI
pointée du doigt pour son coût élevé ou CORBA
réservée à une élite. La SOA est présentée comme
l’architecture répondant à l’entropie galopante
de l’entreprise.
Il insiste sur le
positionnement message de la SOA et le cœur de
la session devient la définition du contrat d’un
service (Parties, Couverture fonctionnelle,
Documents échangés, …). Chaque partie du contrat
est ensuite détaillée dans la session.
Il fait un laïus sur
l’aspect transactionnel des architectures SOA.
Le transactionnel ré-induit un couplage entre
les participants et donc irait à l’encontre
de la notion de couplage faible véhiculé par le
concept SOA. Cet aspect est critique.
Jean-Louis Benard proposera deux modèles
architecturaux transactionnels :
-
Aggregateur. Un tiers
vient s’intercaler entre les partenaires et
contrôle la transaction.
-
Facilitateur. Un tiers
facilite l’établissement de la transaction
et non son déroulement.
Ces types de transaction
s’appuient sur un modèle « Commit à deux
phases » nécessitant le développement de
processus compensatoire. Le présentateur nous
alerte qu’une compensation ne fait pas retourner
le partenaire dans son état initial …
La session aborde également
les documents échangés et donc la nécessité
d’utiliser des schémas. Jean-Louis Benard nous
fait alors part de son expérience et
capitalisation personnelle autour des DataSets
typés dont il est le plus ardent défenseur. Un spectateur l’interpellera sur ce
sujet en demandant l’intérêt d’un tel choix dans
le cadre d’une architecture SOA qui n’est pas
tributaire d’une implémentation. Je reviendrai
d’ailleurs moi-même lors de la partie Questions
/ Réponses sur ce choix.
Jean-Louis Benard se
repose sur la richesse fonctionnelle d’un DataSet. Personnellement, au vu des nombreux
articles énonçant des problèmes de performance,
de consistance de données, j’ai depuis longtemps
réservé ces derniers à la couche d’accès aux
données et je véhicule souvent de « véritables »
objets métier entre les différents couches ou services
de mon application. Ces objets sont très
facilement sérialisables dans la plateforme .NET
et permettent de s’affranchir du diagramme de
classe, et comme pour les datasets de reposer sur
un schéma XML. Mais cela porte à polémiques, je
vous l'accorde.
Si le fond de la
présentation n’est pas discutable, certains
auditeurs ont du avoir une nette impression de déjà
vu. Le titre stipulait bien une "mise en place", nous
n’avons eu qu’une description, correcte soit, mais
une description. Si en aparté Jean-Louis me fait
état de ses années de services, la session ne
transpire pas le vécu. Mais comme pour la
session précédente, je relativiserai mes propos
en me disant que je ne constitue pas un panel
représentatif.
J’ajouterai la même
remarque que pour la session précédente : Et
Borland dans tout cela ? Comment Borland
appréhende ce nouveau modèle d’architecture ?
Les outils de Borland sont-t-ils adaptés à
ce type de démarche ?
Bref, cette matinée me laisse
un peu sur
ma faim. Et même si cela tombe bien car c'est l’heure du repas,
j’attends avec intérêt la suite de
la journée.
Le repas est vite avalé
mais instructif. Je fais la connaissance de
borlandophiles de père en fils et je vois
combien l’avènement de .NET ne les a pas marqué
outre mesure. Nous débattons également des Frameworks de persistance. Il cite alors tous en
chœur ECO (Enterprise Core Objects). Ce produit
nous sera présenté succinctement lors de la
session « Les nouveautés de DELPHI 8 ». Ce qui
me frappe dans nos discussions, c’est le décalage
entre nos centres d’intérêts. Je m’étonne sur
certaines de leurs attentes et eux rigolent de
mes préoccupations liées aux accès aux données.
Nous avons tant à apprendre de chacun mais le
repas est minuté et il nous faut repartir en
conférence.
En guise de digestion, un
keynote est proposé. Ce keynote a pour but de
présenter la stratégie mobile de la société
Borland.
Keynote
- Développer pour les plates-formes mobiles et
émergeantes
Cette stratégie est simple,
les projets mobiles seront incontournables d’ici
2006. Borland propose donc aux développeurs de
se familiariser dès aujourd’hui avec cette
technologie afin d’être prêt le moment venu. Le
présentateur est JP Leblanc (VP de la division
Mobile - Borland Corporation), la société Palm
fera également une intervention présentant sa
gamme de produits logiciels (PalmSource) et
matériels (PalmOne – Fusion de Palm et
HandSpring). Le principal point à noter réside
dans la mobilité pour Borland qui ne se conjugue pas avec
Microsoft. La gamme mobilité Borland « Borland Enterprise Studio For Mobile » ne cible ni les
Pocket PC, ni les smartphones. Elle sera
composée d’un outil de développement C++ et Java
(Java cible dans un premier temps le
développement d’applications ludiques). Un autre
point intéressant est le positionnement de
Borland par rapport au marché mobile. Borland ne
se positionne pas sur le développement
d’applications C++ pour le téléphone, ou le
développement d’applications C++ pour les PDA.
Borland se positionne sur le développement
d’applications mobiles et si ses outils pourront
être achetés individuellement, elle offrira une
solution complète permettant à partir d’un seul
et unique produit (à l’instar de Visual Studio
.NET ou Eclipse) de développer aussi bien une
application JAVA pour la téléphonie qu’une
application C++ pour un PDA. Le C++ est chère au
cœur de Borland. Un diagramme nous présente le
positionnement de C++, JAVA et .NET suivant deux
axes Performance et Portabilité.

Figure B - Positionnement
C++, Java et .NET
Si j'évoque ce
diagramme, c’est en raison du positionnement de Borland comme l’éditeur C++ face aux couples
.NET et Microsoft ou JAVA (IBM et BEA).
Borland aurait-t-il trouvé son langage ? Il
remet sur le devant de la scène le langage C++
que certains croyaient disparu depuis quelques
temps. Le lecteur notera également la
présentation de .NET et JAVA comme isoportables.
Bien entendu, toutes ces remarques se
cantonnement au monde de la mobilité. L’effort
de Borland sera d’augmenter la portabilité du
langage C++. Cette portabilité est mise à rude
épreuve sur les plateformes mobiles si
disparates entre constructeurs. Borland ne
s’arrête pas à aux soucis de portabilité, il veut offrir un environnement RAD.
Je me permets une
parenthèse sur la portabilité du langage C++ en
relatant l’histoire de Michael Durand, un
architecte mobile qui lança le développement, il
y a quelques années, d’une bibliothèque C++
permettant de développer une application sans se
soucier du PDA cible (Palm ou Pocket PC).
Une application « Michael Durand » s’exécute
aussi bien sur un Palm qu’un Pocket PC. Borland
a une volonté similaire, la tâche lui serait
peut être moins ardue en recrutant ce brave
Michael Durand chagriné depuis l’arrivée du .NET
Compact Framework.
Cette parenthèse faite, une
mise au point me fut nécessaire à propos de la
stratégie outils mobilité de Borland. Je suis un
grand rêveur, noyé (?) dans l’excitation de la
présentation, j’ai cru que les outils Borland
me permettraient de développer les différents
modules d’une application en C++ et en Java (Qui
a parlé de .NETéisme ?). Le présentateur me
répondit par la négative.
Nous verrons que cette
notion de multiplateformes n’est pas propre à la gamme de
produits mobilité.
Ce keynote fut riche en
information. De l’intervention de Palm (Jean
Marc Holder Directeur Marketing EMEA PalmSource),
nous retiendrons « La diversité facilite la
croissance ». Est-ce que le fait de disposer du
système d’exploitation Palm sur une montre qui nous
détournera de la société Microsoft lors du choix
d’un périphérique mobile ? Personnellement, je
n’oublierai jamais mon Palm Vx, ce qui me gène
dans un Pocket PC c’est le sentiment que c’est
un pc à la taille de ma poche (Où vais-je
chercher ça ?) et qu’il n’est donc pas un
véritable assistant personnel mais un pc avec un
petit (tout petit) écran. Si Microsoft fait des
efforts dans ce sens, le Pocket PC bénéficie
d’ores et déjà face au Palm, avec le .NET
Compact Framework et Visual Studio .NET 2003,
d’un véritable environnement de développement.
Le travail de Borland est donc bénéfique pour la
plateforme Palm.
A ce stade de la rédaction
de mon compte rendu sur ce keynote, j’insiste
sur le choix de Borland d’écarter
(momentanément ?) la plateforme .NET de sa cible
mobilité (Le mot Delphi fut prononcé à demi
mots).
L’image de fin de ce
keynote, est l’horde de spectateur donnant au
présentateur leur carte de visite afin de
recevoir les outils mobilité édités par Borland.
Personnellement, je n’émets aucun jugement sur
l’outil, la démonstration fut trop courte et je
connais mal la concurrence dans ce domaine. Ce que je
retiens en revanche de ce keynote, c’est la stratégie et non
l’outil en lui-même. L’envie de réussir de JP
Leblanc est contagieuse (« On joue pour gagner,
pour devenir numéro 1 »).
La prochaine session à
laquelle j’assiste est « Mise en œuvre de
Design Pattern sur une étude de cas » tenu par
Pascal Roques (Consultant Formateur Valtech).
3012 - Mise en œuvre de Design Pattern sur une
étude de cas
La session est un tutorial
et invite les spectateurs à voyager dans le
monde merveilleux des design patterns. La
présentation passe par toutes les étapes :
définition, présentation, exemple, étude de cas.
Elle est ponctuée de captures d’écran du produit
Together et d’une manipulation en guise de fin
de session de ce produit (Application d’un
design pattern à un objet). Pascal Roques
n’oublie rien : les mises en garde, les
références de livres. En revanche, je pense que
cette session a été comme celle concernant la
mise en place d’une SOA sur-notée par Borland
(les sessions disposent d'un numéro permettant de
connaître le niveau requis : 1xxx pour tout
niveau à 4xxx pour avancé).
Fidèle à moi-même, j’aurai
souhaité plus de temps imparti à l’étude de cas
(Le démineur) et à la manipulation de design
pattern à partir de Together, le reste de la
session m’étant connu. J’ai été de plus, un
utilisateur de Together Control Center, j’aurai
tant souhaité voir ce logiciel fonctionner dans
une version plus récente.
J’ai installé cette version mais sa lenteur
(relatif à mon ordinateur) et son manque de
convivialité (relatif à moi) qui ne lui faisait
pas défaut dans ses précédentes versions me gène
dans une réadoption complète du produit.
J’interrogeai d’ailleurs
Pascal Roques sur ce propos, ce dernier
malheureusement n’utilise pas le logiciel dans
cette version.
La prochaine session était
l’évènement phare de la journée : la
présentation de Deplhi 8. Delphi 8 (nom de code
Octane) symbolise l’arrivée de Delphi sur la
plateforme .NET.
1003 - Les
nouveautés de Delphi 8
Le speaker de
cette session est Stéphane Jouanneau (Borland
France), je dirais même plus LE Stéphane Jouanneau. L’emploi du «
LE » est justifié par
l’aura de cette personne sur l’ensemble de
l’auditoire. Nombreux sont les borlandophiles me
vantant ses compétences et louant ses qualités
d’orateur. Et croyez-moi, ils ne se trompent pas.
La session est découpée en deux parties :
- La première partie est constituée d’un
diaporama d’une dizaine de transparents.
- La seconde partie est une démonstration en
direct de l’outil fraîchement compilée.
Si la dizaine de transparents est rapidement
expédiée, elle n’est pas sans intérêt surtout
pour le novice que je suis sur l’environnement
Delphi.
- Delphi est âgé de 8 ans. Le service marketing
de Borland aurait donc choisit l’âge du produit
plutôt que son année de sortie ?
- C#Builder est un proche cousin de Delphi 8,
ils partagent un noyau commun : Galileo.
Précédemment je parlais d’outil centralisateur,
cela semble également prévu pour C#Builer et
Delphi à l’instar de Visual Studio .NET avec C#,
VB, J# … Il est important de noter que Borland
ne commercialisera pas les addins Delphi pour
Visual Studio .NET. Cela nous donne une autre
explication pour ce qui est du développement de
l’outil C#. Le langage C# est le langage le plus
utilisé pour la plateforme .NET (de manière
empirique, je ne dispose d'aucun chiffre bien
entendu).
En
offrant C# Builder et Delphi 8, Borland se
rapproche de la notion d’environnement de
développement unique (Borland Studio) adoptée
par Microsoft avec Visual Studio .NET. Il ne
sera pas nécessaire de s’équiper de Visual
Studio .NET et de Delphi 8 dans le cadre du
développement habituel d’une application
borlandesque .NET (C# et Delphi).
- La VCL est portée sur la plateforme .NET et se
voit attribuée le suffixe .NET. Pourquoi ce
portage me direz vous ? Borland s’attache à
offrir une compatibilité ascendante. Stéphane Jouanneau décide d’utiliser la preuve par
l’exemple en développant une application (Hello
World interactif) sous Delphi 1. Il exécute
cette application. Il l’ouvre sur Delphi 8, la
recompile et l’exécute à nouveau. L’effet Démo
passé, et même si Stéphane Jouanneau argue
fièrement cette compatibilité, les développeurs
Delphi apprennent que tout n’est pas si rose, et
que différents points ne seront pas .NETisable (pchar,
insertion de code assembleur, …). Si Stéphane
Jouanneau utilise différents subterfuges pour
minimiser l’impact, personnellement je sors de
ma torpeur, car le .NETophile que je suis, aurait
eu bien du mal à comprendre comment Borland avec
Delphi réussit là où Microsoft a un semi échec
avec VB. Comment se positionne la VCL.NET au
sein du .NET Framework ?

Figure 2 - Positionnement
VCL.NET au sein du .NET Framework
Elle se situe
au même niveau que les briques Windows Form et
Web Form. Ainsi un développeur pourra choisir de
développer une VCL application et non une
Windows Application sur la plateforme .NET. De
même, Delphi s’appuyant sur .NET, les
développeurs les plus vicieux pourront intégrer
à leur boite à outils sous Visual Studio .NET
des composants Delphi. Quant à l’avenir de cette
brique VCL face aux récentes publications de
Microsoft autour de LongHorn, Borland ne voit
pas pourquoi elle serait amenée à mourir. Cette
brique est la valeur ajoutée de Delphi, elle est
présentée comme la dote versée par Borland à
l’environnement .NET. Ainsi, Delphi ne se résume
pas simplement au portage du langage Pascal sur
l’environnement .NET. Au sujet de XAML, Stéphane
Jouanneau se permet une boutade en rappelant que
Delphi utilise ce concept de séparation
présentation code depuis quelques années.
J’insiste (Est-ce pour me
convaincre ?) sur le fait qu’une application
VCL.NET sera bien entendu exécutable sur un
environnement .NET « non borlandisé » (la
VCL.NET se présentant sous la forme de
librairies).
Dois je rapporter les bugs
qui ont parsemé la démonstration ? Ils n’ont pas
eu à mes yeux une importance capitale, je
passerai donc outre pour revenir sur les
fonctionnalités de l’outil comme la propriété
active d’un DataSet. Quelle est cette
propriété ? Cette propriété permet en mode
Design de connaître le rendu d’un Datagrid qui
faisait défaut à Visual Studio .NET jusqu’à la
version 2003. En fait, j’avoue que je suis perdu
(Ai-je le vertige ?) devant les fonctionnalités
DAL offertes par Delphi (ECO, OCL,…). Delphi
offrirai-t-il un Framework de persistance ? Ce
point demande à être précisé.
Une autre fonctionnalité
de l'outil est l’auto complétion filtrée en fonction des
lettres saisies. Ainsi, écrire la lettre
« a » ouvre une liste de choix de mots
commençant par la lettre "a" et non l’ensemble des
mots.
Mon voisin aime me rappeler
que de nombreuses fonctionnalités de Visual Studio
.NET proviennent de l’environnement Delphi et
cette session fortifie cette idée.
De par son appartenance au
catalogue Borland, Delphi 8 bénéficie d’une
panoplie d’addins tel qu’un outil de
modélisation avec Together. Mais ce fait semble
moins préoccuer l’assistance que la portabilité
de Delphi. Delphi existe aujourd’hui sur Linux
via Kylix. La commercialisation de la version 8
de Delphi rompt cette portabilité. Mais je tiens
à rassurer les développeurs Delphi en les
informant de l’existence du projet Mono qui a
pour but de porter la plateforme .NET sur Linux
(de nombreuses informations portant sur ce
projet peuvent être trouvées sur le site DotNetGuru.org).
Stéphane Jouanneau a
réalisé une superbe prestation. J’ai hâte de
répondre à mes interrogations sur Octane. Pour
cela je devrais disposer d’ici peu de l’outil.
Borland offre à toute personne ayant assisté à la
conférence, un produit de sa gamme. J’ai choisi
Octane. Ce produit n’étant pas disponible au
moment de la conférence, je me vois offrir la
version 7 de Delphi en attendant l’envoi par la
poste de la version 8.
Le calme revenu, la session
de clôture s’annonce.
Session
Plénière de clôture
La session de
clôture n’est essentiellement qu’une
démonstration de différents outils édités par
Borland. Elle me surprit avec Janeva. Là où Visual Studio .NET est multi-langages, Borland
est multi-plateformes. Janeva permet d’établir
des ponts entre .NET et J2EE. La démonstration
sera faite via l’appel d’un EJB à partir de C#
d’une manière (nombres de lignes de code) proche
de ce que nous ferions en JAVA. Je n’avais que
vaguement entendu parler de Janeva avant cette
démonstration. Les questions que je me pose sont
liées à
l’intérêt d’un tel outil face aux web services
(gère-t-il les transactions ? la sécurité ?),
Qui aujourd’hui n’homogénéise pas sa plateforme
de développement ? Un outil multi-plateforme
a-t-il un avenir ? L’idée est séduisante et
rejoint ce que certains attendaient lors de
l’annonce du support du multi langage par la
plateforme .NET. Ces personnes pensaient choisir
un langage non pas en fonction des goûts d’un
développeur mais en fonction de la nature de
l’implémentation à réaliser (accès à la base de
données, interface utilisateur). Transposer à
Borland, nous pourrions obtenir le choix de J2EE
pour l’implémentation des services métiers et le
choix de .NET pour le développement de
l’interface utilisateur (Ceci n’est donné qu’à
titre d’exemple). Si cela est esthétique, je ne
peux m’empêcher de penser à la viabilité d’une
telle stratégie.
En conclusion, mon
impression sur cette journée est globalement
positive. Je ne
comprends toujours pas l’intérêt de sessions non
teintées par les produits Borland, surtout que ces
sessions se déroulent également lors
d’événements gratuits tels que le symposium
architecte organisé par DotNetGuru. J’ai été
enchanté par les sessions Mobilité et Delphi 8.
J’aurai aimé assister à une présentation mettant
en œuvre l’ensemble du catalogue ALM Borland sur
une étude de cas.
Pascal Recchia est Architecte Logiciel chez l'éditeur
VcsTimeless, société spécialisée dans la
livraison de solutions informatiques pour la
distribution non alimentaire et le commerce
spécialisé. Il était l'envoyé spécial de DNG à
la Borland Conf pour la seconde journée.
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